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LES SYMBOLES DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE



alt Le drapeau français, la cocarde et le bonnet phrygien   alt

Emblème national de la Cinquième République le drapeau français est déployé dans la plupart des cérémonies officielles, qu'elles soient civiles ou militaires.

                    altVoir article "notre drapeau" sur ce site rubrique "dernières actualités".

 

 

alt Devise de la république : Liberté, Egalité, Fraternité

La devise " Liberté, Egalité, Fraternité " est invoquée pour la première fois lors de la Révolution Française. Elle symbolise les idéaux révolutionnaires et républicains.  Souvent remise en cause, elle finit par s'imposer sous la IIIème République. Elle est finalement inscrite dans la constitution de 1958.


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. La liberté permet aux individus d'agir comme ils l'entendent, à condition qu'ils respectent les droits d'autrui et la sécurité publique. On distingue les libertés politiques, individuelles, de conscience, d'opinion, de culte, de pensée et d'expression.
. L'égalité est le principe suivant lequel tous les hommes possèdent une dignité équivalente et doivent être traités de la même façon, notamment en matière de droits et de devoirs. La loi doit être la même pour tous (d'où la nécessité de supprimer les privilèges).
. La fraternité correspond à un idéal de solidarité qui consiste à mettre en œuvre les moyens d'entraide publique au sein d'une communauté, en l'occurrence l'Etat. Elle se traduit par des lois sociales, notamment en matière de redistribution.

 

 

alt La Marseillaise de Rouget de Lisle.

Claude-Joseph Rouget de Lisle, capitaine du génie en garnison à Strasbourg, compose cet air en avril 1792, à la demande du maire de cette ville, le baron de Dietrich. Intitulé Chant de guerre pour l'armée du Rhin, ce chant se répand dans le pays. Un général de l'armée d'Egypte, François Mireur, venu à Marseille afin de mettre au point la marche conjointe des volontaires de Montpellier et de Marseille, le fait paraître sous le titre de Chant de guerre aux armées aux frontières. Les troupes marseillaises l'adoptent alors comme chanson de marche. Ils l'entonnent lors de leur entrée à Paris, le 30 juillet 1792, et les Parisiens la baptisent "La Marseillaise".

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La Marseillaise est imposée progressivement comme un hymne national. Elle survit aux deux Empires, à la Restauration et à l'Occupation, la République ne l'officialise définitivement qu'en 1946.

L'Etat français et le Gouvernement de la France libre lui redonnent un statut de premier ordre aux côtés de l'hymne officieux, Le Chant des Partisans. Enfin, La Marseillaise est instituée hymne national par la Constitution de la IVe et de la Ve République (art. 2 de la Constitution du 4 octobre 1958). Elle accompagne aujourd'hui la plupart des manifestations officielles.


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alt  MARIANNE

Même si la Constitution de 1958 a privilégié le drapeau tricolore comme emblème national, MARIANNE incarne aussi la République Française. Elle est la représentation symbolique de la mère patrie fougueuse, guerrière ou pacifique, nourricière et protectrice.
En 1848, il n’y avait pas de représentation de la République ; on en souhaite une et on choisit une allégorie : une femme car la République est un mot féminin.

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La Révolution de 1848 va symboliser en MARIANNE, la Liberté, la République et la Révolution. Le gouvernement provisoire lance un concours de représentation de Marianne le 17 mars 1848 (le « concours de la figure ») pour la peinture, la sculpture, les médailles, la monnaie et les sceaux.
Deux types de Marianne apparaissent :
- une Marianne sage, habillée à l’antique, assise avec des rayons de soleil autour de la tête (transfert du symbole royal à la République) et de très nombreux symboles (blé, faisceau des licteurs par exemple). Elle est parfois représentée de profil avec feuilles de chêne ou grappes de vigne.
- une MARIANNE plus sociale avec un sein dévoilé, le bonnet phrygien, le corsage rouge, parfois le bras levé.
Les bustes de Marianne commencent à apparaître dans les mairies dans les années 1870, en remplacement des bustes de Napoléon III. Les plus anciennes MARIANNES sont coiffées d’une couronne végétale composée d’épis de blé, de feuilles de chêne ou de rameaux d’olivier, parfois surmontée d’une étoile, symbole des Lumières.

Le visage de la MARIANNE figure au milieu de la Médaille de la Légion d'honneur.

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alt  La Semeuse représentation personnifiée de la République.

À l'origine La Semeuse a été créée pour une médaille du ministère de l'agriculture en 1886 . Mais cette allégorie sera finalement utilisée pour les pièces en argent (du 50c au 2F)

C'est par la monnaie que La Semeuse accède à la postérité : créée en 1897, émise en 1898, La Semeuse va orner les pièces en argent (de 50 centimes, 1 franc et 2 francs) jusqu'en 1920.

La Semeuse sera reprise telle quelle (pièce de 1 franc), en nickel au lieu d'argent, pour l'introduction du nouveau franc la 1er janvier 1960 et jusqu'à l'arrivée de l'euro le 1er janvier 2002.

La Semeuse est une figure féminine coiffée d'un bonnet phrygien. C'est donc aussi une Marianne présentée de plain pied alors qu'on la limite habituellement à un buste. Le bonnet phrygien évoque la révolution française et l'idée de liberté. La Semeuse est une allégorie champêtre qui évoque la France essentiellement agricole du début du XIXème siècle. La Semeuse marche vers l'avant, en semant les graines d'un futur optimiste. Ces graines illustrent aussi le rayonnement culturel et économique de la France.

Personnification de l’énergie humaine, elle figure sur les pièces d’argent de la Troisième République et en 1960 sur nouveaux francs. Elle figure aujourd’hui sur les faces nationales des centimes d’euro.

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alt Le 14 juillet 1880, le 14 juillet devient FETE NATIONALE.
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La Bastille dans sa chute emporte avec elle les monarchies absolues et marque symboliquement le départ d’aspirations nouvelles dont la "déclaration des droits de l'homme" du 26 août 1789 qui définira les principales valeurs qui restent encore une référence de nos jours et qui ont largement inspiré la "Déclaration universelle des Droits de l’homme" adoptée en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies.

Ce n'est véritablement que sous la IIIe République, en 1880, que le 14 juillet devient notre fête nationale.

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Presque tous les pays ont une fête nationale, choisie généralement le jour d'un anniversaire jugé particulièrement décisif et solennel. En France, le 14 juillet rappelle le passage de la monarchie à la république et symbolise l'union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens français dans la liberté et l'égalité. Incarnation de l'unité nationale, il associe aujourd'hui la solennité des défilés militaires et la convivialité des bals et des feux d'artifice.

 

 

alt Le SCEAU.

Le sceau est un signe d’autorité.

Le sceau est détenu au Moyen Age et sous l'Ancien Régime par les différents pouvoirs civils ou religieux et par le roi lui-même, il marque l’autorité. Aujourd'hui l'usage du sceau n'est réservé qu'à des occasions solennelles comme la signature de la Constitution et éventuellement ses modifications.

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Le sceau actuel de la République est celui de la IIème République, frappé en 1848.

Le Grand sceau de France est le sceau officiel de la République française :

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Il représente la Liberté sous les traits de Junon assise, regard clair, coiffée d'une couronne de laurier radiée à sept pointes. D'un bras elle tient un faisceau traversé d'une pique et de l'autre elle s'appuie sur un gouvernail frappé d'un coq gaulois, la patte sur un globe. À ses pieds un vase avec les lettres « S » « U » (Suffrage Universel). À sa droite, en l'arrière plan des symboles des arts (chapiteau), de l'agriculture (gerbe de blé) et de l'industrie (roue dentée). En légende circulaire « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, DÉMOCRATIQUE, UNE ET INDIVISIBLE » et à l'exergue « 24 FEV 1848 ».
Le contre-sceau (envers du sceau) comporte les mots « AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS » entourés d'une couronne de chêne et de laurier noués par des épis de blé et des grappes de raisin et de la mention circulaire « ÉGALITÉ, FRATERNITÉ, LIBERTÉ ».

Les premiers sceaux ont été créés par les rois mérovingiens pour authentifier leurs actes et en ordonner l'exécution. A l'origine ces sceaux étaient de simples bagues puis des pendentifs. Chaque roi a choisi son sceau, pièce unique qui disparaissait avec lui. Tous les édits, ordonnances, décrets et déclarations étaient alors scellés.

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Le sceau actuel remonte à la Seconde République. Sous la IVe République, seule a été scellée la Constitution du 27 octobre 1946. Depuis la Ve République, après le scellement de la Constitution du 4 octobre 1958, l'habitude a été prise de sceller certaines modifications constitutionnelles.

Les cérémonies de scellement ont toujours lieu à la Chancellerie où le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, conserve la presse à sceller fixée sur un meuble commandé par Jean-Jacques-Régis de Cambacérès en 1810 et les matrices uniques du Sceau de l'État.

 

alt Le COQ.

Le coq gaulois est un symbole national de la France, d'une France aux origines paysannes, fière, opiniâtre, courageuse et féconde même si c'est un animal auquel on ne prête pas que des qualités (bornés, orgueilleux...) mais dont on ne peut oublier sa flatteuse réputation de combativité et de vaillance. Le coq n'a jamais été le symbole des Gaulois, l'animal emblématique de ce peuple étant l'alouette. Le coq apparaît dès l'Antiquité sur des monnaies gauloises. Il devient symbole de la Gaule et des Gaulois à la suite d'un jeu de mots, le terme latin " gallus " signifiant à la fois coq et gaulois. Utilisé dès l'époque médiévale, le coq en tant que symbole de la France devint particulièrement prisé à la Révolution, luttant contre les symboles de la royauté, le lion et l'aigle. À cette époque il fut réintroduit en remplacement de la fleur de lys. Il sera éclipsé par l’aigle impérial, puis on le reverra sur les drapeaux et les uniformes, sous Louis-Philippe. La guerre de 1914 en fera l’emblème du courage français face à l’aigle prussien, c’est pourquoi on le voit souvent sur les monuments aux morts.

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Mais le coq a aussi une signification religieuse, symbole chrétien de la vigilance et de la résurrection du Christ. Comme le Messie, il annonce le passage des ténèbres à la lumière. De part sa position élevée, dominant églises et cathédrales, le coq est le dernier à recevoir les rayons du soleil couchant et le premier à le saluer dès l'aube. Symboliquement il se rattache à l'idée de la lumière, de mort et de renaissance. Le coq chante une heure ou deux avant le lever du soleil. C'est à ce moment-là qu'un travail biologique profond s'accomplit dans l'organisme humain. Quand le coq chante à l'aube, notre corps s'éveille doucement et lentement à une nouvelle vie. C'est l'image d'une initiation lente et progressive qui s'échelonne depuis notre naissance jusqu'à notre mort. La tradition de placer un coq au faîte des églises remonte au IXeme siècle. Le chant du coq est celui qui réveille chaque matin le peuple de France.

Si la République française lui préfère aujourd'hui le symbole de la Marianne, il figure toutefois sur le sceau de l'Etat. Le coq est connu à l'étranger pour évoquer la France, notamment et surtout comme emblème sportif.

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alt  Le FAISCEAU du LICTEUR.

Le faisceau du licteur est un emblème très souvent utilisé pour représenter la République française, même s'il n'a aujourd'hui aucun caractère officiel.

Parmi les symboles du pouvoir romain se trouve le faisceau, porté par des licteurs. Un faisceau consiste en un assemblage de verges liées ensemble autour d’une hache, et portées par un homme nommé licteur. Ces licteurs sont attribués à différents magistrats romains (en nombre variable selon leur rang)  et servent principalement à leur ouvrir la voie (ils portent le faisceau de la main gauche, la droite tenant une verge qu'ils utilisent pour écarter la foule) et à marquer leur fonction.

Sur l’emblème, la partie centrale du motif représente des faisceaux constitués par l'assemblage de branches longues et fines liées autour d'une hache par des lanières.

Les faisceaux sont recouverts d'un bouclier sur lequel sont gravées les initiales RF (République française). Des branches de chêne et d'olivier entourent le motif. Le chêne symbolise la justice, l'olivier la paix.

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Durant la première République, surmonté du bonnet phrygien rouge, il est un hommage à la République romaine et signifie que le pouvoir appartient au peuple, et il symbolise l’union des 83 départements. En 1848, puis après 1870, il figure sur le sceau de la République française, tenu par la Liberté. On trouve toujours les faisceaux de licteurs dans les armoiries de la République française. Le président Valéry Giscard d’Estaing les a fait figurer également sur son drapeau présidentiel.

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Valéry Giscard-d’Estaing Drapeau présidentiel 1974-1981.


C’est un symbole très important que l’on le retrouve un peu partout et notamment sur le passeport français.

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D’autres pays ont adopté le faisceau comme emblème ….

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alt  L’ARBRE.

Arbre de vie de la république :

 À l’époque de la Révolution, par imitation de ce qui s’était fait en Amérique à la suite de la guerre de l'indépendance avec les poteaux de la Liberté, l’usage s’introduit en France de planter avec cérémonie un arbre dans les communes françaises.

Le choix des arbres fait l'objet de vives controverses : les uns préféraient le chêne, les autres le peuplier.

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L’élan de 1792

En 1792 les plantations d’arbres de la liberté se multiplient : la France, en guerre contre l’Autriche, est saisie d’un élan patriotique, et la défense de la patrie se confond avec celle des conquêtes de la Révolution. L’arbre devient donc un symbole fort de l’idéal révolutionnaire. Les arbres de la liberté étaient considérés comme monuments publics

L’arbre de la liberté est l’un des symboles de la liberté fraîchement acquise. Plantés, en général dans l’endroit le plus fréquenté, le plus apparent d’une localité, comme signes de joie et symboles d’affranchissement, ces végétaux doivent grandir avec les institutions nouvelles (toutefois il convient de remarquer que la majeure partie de ces arbres étaient des troncs sans racines !...).

 

Victor Hugo, le 2 mars 1848, déclare sous les acclamations : « C’est un beau et vrai symbole pour la liberté qu’un arbre ! La liberté a ses racines dans le cœur du peuple, comme l’arbre dans le cœur de la terre ; comme l’arbre elle élève et déploie ses rameaux dans le ciel ; comme l’arbre, elle grandit sans cesse et couvre les générations de son ombre. Le premier arbre de la liberté a été planté, il y a dix-huit cents ans, par Dieu même sur le Golgotha. Le premier arbre de la liberté, c’est cette croix sur laquelle Jésus-Christ s’est offert en sacrifice pour la liberté, l’égalité et la fraternité du genre humain. »

Les soldats de la République plantèrent des arbres de la liberté dans tous les pays qu’ils traversaient.

La tradition de l'arbre de la liberté est un hommage rendu à la Devise Républicaine. En 1830, 1848, 1870, et 1945 à chaque étape du progrès des Libertés, des plantations ont été organisées.

Certaines communes célèbrent encore cette tradition : « Cet arbre rappellera pour tous ceux qui l’auraient oublié que ce bonheur d’aujourd’hui a été chèrement acquis par nos aînés. Il s’agit de faire comprendre à tous l’importance de vivre en paix.

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Le chêne de Saint Roch (Indre-et-Loire)

 

En Touraine, le village de Saint Roch abrite un arbre de la liberté, un chêne pédonculé planté en 1790 au centre de la place du village.

Malheureusement, c’était un vieux chêne, malade depuis de nombreuses années, et il est mort durant l’été 2009. Néanmoins, ce symbole de la liberté est toujours debout  !


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Installé au milieu d’un rond-point, cet arbre était devenu dangereux pour les riverains aurait dû être abattu. Mais c’était sans compter sur la volonté des habitants de conserver ce chêne bicentenaire, dont l’histoire se confond avec celle du village. Les sculpteursJean Vindras et Fodé Bayo ont proposé au Conseil Municipal de laisser l’arbre en place, et de le transformer en statue, et ainsi "redonner une nouvelle vie au vieux compagnon ».


                                                                                                              MJB







 


 

 

 

 
 

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